[an error occurred while processing this directive]
Accueil Divertissement
 
JDM
Une grenade avec ça? - Questions à Martin Doyon, auteur de série jeunesse

UNE GRENADE AVEC ÇA?

Questions à Martin Doyon, auteur de série jeunesse


Emmanuelle Plante - Collaboration spéciale
11-12-2011 | 13h51
[an error occurred while processing this directive]

Martin Doyon patauge dans l'univers des jeunes depuis quelques années déjà. De Vazimolo à Ramdam, en passant par Un gars, une fille puis Bouledogue Bazar, d'où est née une amitié avec Charles Gaudreau et Jean Pelletier, les deux comparses avec lesquels il a créé Une grenade avec ça?. Après 10 ans d'un vif succès, la série chouchou des jeunes tire sa révérence. Rencontre avec un témoin privilégié de cette aventure à saveur «burdog».

Comment est née cette série dont l'univers fait très BD?

C'est une idée originale de Charles Gaudreau. On travaillait ensemble sur Bouledogue Bazar avec Jean Pelletier et on avait envie de faire une comédie pour ados qui se passerait dans un fast-food. On a eu beaucoup de remue-méninges bien arrosés! Deux ans plus tard, ça débloquait. Le diffuseur cherchait une série pour remplacer Dans une galaxie près de chez vous, qui avait été un immense succès. On a donc proposé un concept drôle avec des personnages caricaturaux sans trop l'être, comme Dany, le gérant qui n'a aucune autorité, et Anaïs la téteuse prête à tout pour une promotion. Puis, visuellement, le travail s'est fait avec le décorateur et la costumière. On pensait au Colonel Sanders de PFK pour qu'il y ait un aspect militaire très américain.

Une grenade avec ça? propose un univers fantaisiste, alors qu'il y a 10 ans on offrait plutôt des émissions réalistes aux jeunes. Était-ce volontaire?

C'était très voulu. Par contre, nos personnages évoluent dans un contexte réaliste. Des jeunes qui travaillent dans un fast-food, il y en a plein. Mais le plaisir, c'est de partir d'une réalité familière pour décoller et se permettre toutes les folies. Dès la première saison, c'était complètement «flyé». Je me souviens d'un épisode où Anaïs a un javelot planté dans le corps, mais comme ça ne touche pas ses organes vitaux, elle continue à travailler comme si de rien n'était avec le javelot qui dépasse des deux côtés. Ce sont des situations qu'on pousse à l'extrême et il y a peu de place où l'on peut faire ça en télé, aller dans l'imaginaire, laisser son cerveau explorer toutes sortes de contrées.

Le succès de la série a été instantané. Quel bilan faites-vous de ces 10 ans?

C'est important de quitter quand on est au sommet. Dix ans au Québec, c'est incroyable. Je pense que les forces de l'émission ce sont les personnages auxquels les jeunes s'identifient avec leurs qualités et leurs défauts, et un humour audacieux. Mais la principale qualité est que les jeunes doivent s'attacher aux personnages. Notre productrice, Diane England, a beaucoup travaillé dans ce sens. Au début, on était très axé sur l'humour, moins sur l'attachement. Elle nous a ramenés dans le droit chemin et c'est vrai que c'est important. Anaïs, par exemple, est un des personnages que les jeunes aiment le plus malgré ses vacheries. On a étoffé son histoire. On sait qu'elle a une blessure, qu'elle n'était pas aimée par son père, que sa mère l'a élevée tout croche.

Comment termine-t-on une série comme celle-là qui s'adresse à des préados?

On a été gentil avec nos personnages. On voulait que ça finisse bien. Mais on voulait une finale émouvante. Une chose est sûre, le resto n'explosera pas. Ce qui est formidable, dans cette série-là, c'est qu'on aborde un moment de la vie où l'on quitte l'adolescence pour entrer dans le monde adulte. Des personnages sont en appartement, mais ils n'ont pas encore beaucoup de responsabilités, ils sont dans le plaisir. À la fin de la série, cette étape-là est terminée.

Quelle est la recette du fameux «burdog»?

Y'a pas de recette secrète. C'est un mélange de hamburger et de hot-dog. Il y a un pain hamburger avec de la viande à hot-dog roulée sur elle-même. C'est très beau. J'ai même gardé une des boulettes à la fin du tournage, en souvenir.

Une grenade avec ça?, mardi 17h, VRAK. L'épisode final sera diffusé le 20 décembre à 17h.

[an error occurred while processing this directive]
haut